4.4.14

"Sauver Libé !"


Sauver Libé !

Le coactionnaire de Libération, Bruno Ledoux, a versé 4 millions d'euros pour renflouer le journal en quasi cessation de paiement. Toutefois, l’argent a été placé sous séquestre chez le conciliateur du tribunal de commerce.
Ces 4 millions seront versés au journal, dont le capital sera augmenté, uniquement si le tribunal accepte le plan de recapitalisation proposé par Bruno Ledoux prévoyant d'apporter en tout 18 millions d'euros. Ces 4 millions ont été apportés uniquement par Bruno Ledoux, via sa société BLHM. Il s'engage à apporter les 14 millions supplémentaires. Le tribunal de commerce de Paris devrait se prononcer vers la mi-avril, quelques jours après la date de fin de la procédure de conciliation le 9 avril.

Démarrée le 9 janvier, cette procédure concernant les entreprises menacées de faillite, vise à trouver un accord avec les créanciers, dans le cadre d'un plan destiné à assurer la pérennité du journal. Le tribunal décidera, soit une sortie de la procédure en homologuant l'accord, soit un redressement judiciaire.

Cet apport de 18 millions au capital de Libération donnera à Bruno Ledoux la majorité des parts, contre 26 % actuellement. En effet, Bruno Ledoux avait indiqué le mois dernier que les autres actionnaires ne souhaitaient pas réinvestir.

Une fois majoritaire, l’actionnaire souhaite transformer Libération en l’intégrant dans un groupe diversifié comprenant un réseau social, du contenu multimédia voire une «Libé TV». Ces projets sont combattus par la rédaction, qui y voit une grave menace sur le journal et ses valeurs.

De plus, Fabrice Rousselot, directeur de la rédaction du quotidien depuis moins d’un an, a  choisi de quitter son poste. Il précise qu’on ne l’a pas forcé à partir mais qu’il a pris sa décision lui même. Le doute n’est que renforcé au sein de la rédaction.

Attendons mi-avril pour en savoir plus sur l’avenir du journal.