25.7.14

Les journalistes de LCI bientôt recrutés par BFMTV et I-télé ?

Prochainement, le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) doit rendre compte de l’arbitrage concernant le passage de LCI en gratuit. La chaîne était jusqu’alors accessible par la TNT payante.


BFMTV et I-télé s’opposent à ce que LCI devienne gratuite, car elles considèrent qu’une troisième chaîne d’info les ferait basculer dans le rouge économiquement. Mercredi prochain, le CSA devra donc se prononcer sur la possibilité pour la chaîne du groupe TF1 de passer sur la TNT publique.

Au milieu de cette tourmente, BFMTV et I-télé ont annoncé vouloir embaucher en priorité les journalistes de la chaîne. Les deux piliers de l’info en direct ont déclaré : "sur la base de 103 journalistes (CDI) indiquée dans le rapport financier 2013 de LCI, nous proposons que nos groupes reprennent deux tiers des personnes concernées [en ouvrant] 33 postes chacun ».

Le patron de TF1, Nonce Paolini, s’est montré particulièrement choqué par la nouvelle : « C’est du jamais-vu ! Les intérêts financiers ne justifient pas le recours à tous les moyens, y compris les plus vils ! Cela n’est pas à l’honneur de ceux qui se commettent dans ce genre de manipulations détestables ».

BFMTV garantit cependant que les journalistes de TF1 auront la priorité sur l’emploi, dans l’hypothèse d’un refus venant du CSA.

4.7.14

Droit à l'oubli : quand le géant Google censure l'accès à des articles de presse


Mardi 13 mai 2014, la Cour de justice de l'Union européenne a tranché : l'exploitant d'un moteur de recherche est responsable du traitement des données personnelles qu'il collecte. Les particuliers ont désormais le droit de faire supprimer les liens vers les pages comportant des informations personnelles qu'ils jugent "non pertinentes, obsolètes ou inappropriées". 


Conformément à cette décision de loi, Google met en ligne le 30 mai 2014 un formulaire accessible aux Européens pour demander la suppression de résultats de recherche. En seulement un mois, le géant américain reçoit ainsi pas moins de 70 000 demandes de retrait de liens.  

Suite à de nombreux articles supprimés sur le moteur de recherche, notamment sur des sites de médias britanniques tel que The Guardian ou encore le Daily Mail, une levée de boucliers a eu lieu du côté des médias européens qui accusent Google de censure. En effet, au Guardian par exemple, on a déploré la disparition d'un article concernant un avocat accusé de fraude... Selon eux, cette mesure serait une porte ouverte à des "démarches des riches et puissants pour lisser leur image sur le web". L’éditeur du Mail Online, Martin Clarke, a quant à lui estimé que cette mesure revenait à «aller dans des bibliothèques pour brûler des livres que vous n’aimez pas». 

Pour le moment, les médias n'ont aucun moyen de connaitre l'identité du réclamant ni les raisons du déréférencement d'un article. Avec pas moins de 1000 demandes de retraits par jour, il semblerait que les articles de presse polémiques n'aient pas fini de disparaitre chez Google...





27.6.14

Le site de tournage de « Germinal » transformé en pôle numérique

La région Nord/Pas-de-Calais se veut être un des leaders Européens de la production numérique. Dans ce but, l’ancien site minier d’Arenberg va être réaménagé en pôle numérique. 


La construction de ce site vient de débuter la semaine dernière à Wallers (Nord). Rappelons que le lieu avait été le décor du film franco-belge « Germinal », en 1993. S'ensuit une liste exhaustive de films ayant été tournés dans ce lieu. 

Le département du Nord compte déjà 2 pôles numériques : le Pictanovo, situé sur l’ancienne friche de l’industrie textile à Tourcoing, et la Serre Numérique de Valenciennes, qui va accueillir fin 2014 un centre de recherche dédié aux jeux vidéos pédagogiques. M. Bocquet, le président de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, a expliqué que l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (UVHC) forme des professionnels de l’image cependant 95 % d’entre eux quittent le Nord/Pas-de-Calais. L’objectif pour eux est donc de créer une attractivité pour que les jeunes travailleurs restent et créent des entreprises.

Le projet s’est concentré sur 3 points : la recherche avec implantation du laboratoire Universitaire Devisu, experte des technologies innovantes; l’accueil de tournages par le biais d’un aménagement d’un studio de 1.000 m2, et enfin la valorisation touristique et patrimoniale du site. 

La reconversion du lieu a coûté environ 49 millions d’euros, avec un financement du département et de la région, ainsi que de l’Union Européenne.

20.6.14

Importante délocalisation des spots publicitaires français

Une alerte lancée par la Fédération des Industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia prévient sur une forte délocalisation des films publicitaires français. De nombreuses publicités sont réalisées à l’extérieur du territoire français… par soucis économique.


Le chiffre est étonnant : 60 % des spots publicitaires sont tournés à l’étranger. C’est lors du Festival International de la Publicité, à Cannes, que la FICAM s’est intéressée à la localisation des productions des films publicitaires effectués en 2013, par des sociétés publiques, parapubliques françaises ou ayant eu un soutien de l’Etat.

Sur 75 films publicitaires, 25 ont été réalisés à l’étranger, pour des raisons économiques. En effet, la main d’oeuvre beaucoup d’un coût plus faible à l’étranger qu’en France pousse les sociétés spécialisées à y négocier des contrats. 

Dans certains pays comme la Roumanie ou encore la République-Tchèque, la réglementation est plus flexible, optimisant la durée de travail quotidienne. Les journées de shooting sont donc moins nombreuses. 

Le résultat est sans appel : c’est une perte considérable d’argent pour le secteur, qui monte à 2 millions d’euros. 4 000 jours de travail sont également perdus pour ceux qui travaillent dans le métier. 

Une mesure telle que la création d'un comité d'éthique consultatif serait positif pour le secteur de la publicité. Une idée que la FICAM a proposé récemment. 

23.5.14

Google en constante ascension


Le géant web américain se place devant une pointure, connue sous le nom d’Apple, qui se trouve relégué à la deuxième place.
Cette marque si célèbre, grâce à son moteur de recherche, a vu cette année une augmentation fulgurante de sa valorisation : 40% par an, soit 158,84 milliards de dollars.

Mais pour quelles raisons ?
Sa force : Une marque innovante à tout point de vue, puisque son essence est l’innovation.
Et comment ?
Google a créé Google Glass; des investissements qui peuvent être réalisés par le biais d’une interface virtuelle, autrement dit  par l’intermédiaire d’une intelligence artificielle.
De plus, Google est bien entouré puisqu’il a accumulé au fil du temps un amoncellement de partenaires.




C’est le célèbre cabinet Millard Brown qui nous délivre de précieux chiffres, à propos des dix marques les plus prisées au monde.
Ce cabinet est connu pour calculer la valeur des marques les plus puissantes, vis à vis de leurs performances financières, ainsi que de leur image auprès des consommateurs. Google vient en effet se placer non seulement devant Apple mais aussi devant IBM et Microsoft, respectivement en troisième et quatrième place.

13.5.14

La rédaction du magazine Le Monde désertée ...





Ce mardi 6 mai 2014, sept rédacteurs en chef et rédacteurs en chef adjoints du magazine Le Monde ont démissionné en bloc de leurs fonctions. Initialement une dizaine, les rédacteurs en chef se retrouvent maintenant en sous effectif. 

La raison évoquée de ce départ précipité : un manque, voir une absence totale de confiance de la part de la direction."Une absence de confiance et de communication avec la direction de la rédaction nous empêche de remplir nos rôles à la rédaction en chef", ont-ils exprimé dans un message destiné à Nathalie Nougayrède, directrice du Monde et à Louis Dreyfus, président du directoire du magazine. Dans les faits, l'équipe démissionne uniquement de ses fonctions de direction et non du journal. Les rédacteurs ne souhaitent plus être membres de l'encadrement. Ils se tiennent même disponibles pour tous besoins en attendant qu'une nouvelle équipe de rédacteurs en chef se mette en place. Un ressaisissement de la part de la direction est attendu de tous, notamment en termes de méthode et d'organisation. 

Cette nouvelle intervient quelques mois après l'annonce d'une réorganisation de la rédaction. Dans un message de février, la direction prévoyait de réaffecter une cinquantaine de postes de la rédaction vers différents services, dont une bonne partie vers le numérique. Les rédacteurs en chef auraient-ils simplement pris de l'avance ? 

28.4.14

La libération des quatre journalistes français otages en Syrie


Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres sont désormais libres après plusieurs mois de captivité.

François Hollande a accueilli le 19 avril les quatre journalistes, retenus en otage depuis juin 2013. On sait encore peu de choses sur la façon dont ces hommes ont été traités. Apparemment ils n’auraient pas subi de maltraitance.  Leur libération fait suite à celle de plusieurs journalistes européens qui se trouvaient aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie.
Cette énième prise d’otage, suivie heureusement d’une libération, montre à quel point le métier de journaliste est risqué dans certaines parties du monde. La liberté de la presse n’est pas respectée dans plusieurs pays, notamment en Asie et au Moyent-Orient. Pour informer leurs lecteurs, les journalistes doivent donc aller jusqu’à mettre leur vie en péril.
Le Président de la République a affirmé son « attachement profond à la liberté de la presse, qui impose le respect indispensable de la sécurité et de l’intégrité des journalistes dans leur rôle d’information. »

18.4.14

Audiences radio : le nouveau classement de Médiamétrie


Mardi 15 avril, l’institut Médiamétrie a publié les résultats de son enquête "126.000 Radio". Celle-ci nous dévoile les audiences radio sur la période janvier/mars 2014.




Pas de révolution, mais une accentuation des tendances. NRJ confirme sa place de leader, en première tête du classement devant RTL et France Inter, tous deux en baisse. En effet, NRJ reste la radio la plus écoutée des français avec une moyenne de 43,4 millions d’auditeurs quotidiens. Europe 1, quant à elle, continue sa forte progression avec 8,1% de parts d'audience soit une progression d’1 point par rapport à la même période l'an dernier.

Un constat ressort de cette étude : les radios généralistes sont stables (+36.000) tandis que les musicales sont très en forme (+573.000). 

Quoi qu’il en soit, le média radio a été fortement consommé sur la période janvier/mars 2014 avec 43,4 millions d’auditeurs quotidiens, soit 456.000 de plus en un an. C’est une bonne nouvelle pour la radio, qui reste un média privilégié pour les français.

14.4.14

L’ex-première dame sur la BBC

Le 15 mai prochain on pourra écouter Carla Bruni sur la BBC dans une émission spéciale consacrée à la chanson française.



La station britannique BBC Radio2 l’a annoncé : ce 15 mai à 22h, le temps d’une soirée, Carla Bruni-Sarkozy prendra les commandes de « Postcards from Paris ».
L’ex mannequin, chanteuse et première dame évoquera son amour de la capitale et de la chanson française. Elle interprétera les grands classiques du répertoire français : Trenet, Aznavour, Piaf, Brassens et bien d’autres.


L’émission a été enregistrée dans le studio londonien où Carala Bruni avait déjà enregistré ses quatre précédents albums. Pour cette émission d’une heure, Ana Matronuc du groupe Scissor Sisters, la britannique Sheila Hancock ou encore l’américaine Dolly Parton animeront aussi des émissions spéciales tout au long du printemps.

4.4.14

"Sauver Libé !"


Sauver Libé !

Le coactionnaire de Libération, Bruno Ledoux, a versé 4 millions d'euros pour renflouer le journal en quasi cessation de paiement. Toutefois, l’argent a été placé sous séquestre chez le conciliateur du tribunal de commerce.
Ces 4 millions seront versés au journal, dont le capital sera augmenté, uniquement si le tribunal accepte le plan de recapitalisation proposé par Bruno Ledoux prévoyant d'apporter en tout 18 millions d'euros. Ces 4 millions ont été apportés uniquement par Bruno Ledoux, via sa société BLHM. Il s'engage à apporter les 14 millions supplémentaires. Le tribunal de commerce de Paris devrait se prononcer vers la mi-avril, quelques jours après la date de fin de la procédure de conciliation le 9 avril.

Démarrée le 9 janvier, cette procédure concernant les entreprises menacées de faillite, vise à trouver un accord avec les créanciers, dans le cadre d'un plan destiné à assurer la pérennité du journal. Le tribunal décidera, soit une sortie de la procédure en homologuant l'accord, soit un redressement judiciaire.

Cet apport de 18 millions au capital de Libération donnera à Bruno Ledoux la majorité des parts, contre 26 % actuellement. En effet, Bruno Ledoux avait indiqué le mois dernier que les autres actionnaires ne souhaitaient pas réinvestir.

Une fois majoritaire, l’actionnaire souhaite transformer Libération en l’intégrant dans un groupe diversifié comprenant un réseau social, du contenu multimédia voire une «Libé TV». Ces projets sont combattus par la rédaction, qui y voit une grave menace sur le journal et ses valeurs.

De plus, Fabrice Rousselot, directeur de la rédaction du quotidien depuis moins d’un an, a  choisi de quitter son poste. Il précise qu’on ne l’a pas forcé à partir mais qu’il a pris sa décision lui même. Le doute n’est que renforcé au sein de la rédaction.

Attendons mi-avril pour en savoir plus sur l’avenir du journal.

28.3.14

Un an de télévision !



L’étude «Un an de télévision», réalisée par Eurodata TV Worldwide, vient d’être relayée par Médiamétrie. Chaque année, elle analyse les pratiques de consommation de la télévision dans le monde entier. Pour 2014, le résultat est net. Les téléspectateurs du monde regardent la télévision 3 heures et 14 minutes par jour, ce qui représente pas moins d’un septième de la journée.

La télévision est toujours aussi présente, mais de manière différente. Elle représente un média de référence depuis le XXIe siècle. L’année 2013 est la deuxième meilleure année historique en termes de durée d’écoute. L’offre TV grandit et s’adapte avec l’arrivée des smartphones et tablettes, alternatives à la télévision. De plus, la démocratisation du replay sur internet plait au téléspectateur. Il ne subit plus les programmes mais il choisit ce qu’il veut regarder et quant il le veut. D’ici 2015, les chiffres de programmation en replay seront tellement importants qu’ils seront comptabilisés dans l’étude «Un an de télévision».

Les divertissements restent incontournables à la télévision. Les meilleures audiences sont remportées par les grands évènements sportifs. Par exemple en 2013, la qualification de la France pour la coupe du monde de football a remporté un franc succès. Toutefois, les évènements culturels font aussi de bonnes audiences, notamment avec l’Eurovision. Enfin, les grandes licences de jeux télévisés comme The Voice ont été plébiscitées par le monde entier et continueront sur leur lancée.

20.3.14

« L’émission pour tous » n’est plus pour personne…

Après deux mois d’antenne et une audience insuffisante, France 2 a annoncé le 15 mars l’arrêt de « L’émission pour tous » de Laurent Ruquier.



Le but de l’émission était de donner un nouveau souffle à cette tranche horaire située avant le journal de 20h, suite à l’échec de l’émission « Jusqu’ici tout va bien » de Sophia Aram.
Aucune explication n’a été donnée concernant l’arrêt de ce programme. On sait seulement que la chaîne visait les 10% pour cette tranche horaire cruciale pour ses recettes publicitaires et l’audience de son JT. Or l’objectif n’a pas été atteint puisque le talk show de Sophia Aram avait obtenu des scores désastreux, en dessous de 3% et que l’émission de Laurent Ruquier stagnait entre 6-8%. Une telle situation ne peut plus durer d’autant que depuis 2009 il n’y a plus de publicité sur les chaînes de France Télévisions à partir de 20h, ce qui génère une perte des revenus publicitaires.

Ainsi, dès lundi prochain, on pourra retrouver « On n’demande qu’à en rire », émission coproduite par Laurent Ruquier et Catherine Barma suivi du jeu « N’oubliez pas les paroles ! » présenté par Nagui. Il faut espérer pour France 2 que le succès sera au rendez-vous.

Camille

13.3.14

Trois leçons sur le journalisme 2.0

Lors du festival « South By Southwest » (SXSW) à Austin (Texas) consacré aux nouvelles technologies, la question du journalisme et de son futur a été abordée. Autour de la table ronde du 9 mars, trois tendances ont émergé.





La première est qu’il faut faire un site dédié pour couvrir un sujet de fond. Cela permet de traiter un sujet de manière constante et en profondeur. Ainsi tous ceux qui veulent des informations précises et complètes se dirigeront vers ce site.
Le deuxième point est la nécessité de s’appuyer sur ses lecteurs. Le journaliste doit informer mais aussi faire le tri de toutes les informations qui circulent en ligne et notamment sur les réseaux sociaux.
La troisième tendance est l’importance de construire un réseau sur le terrain et de l’entretenir.


La question de l’avenir du papier n’a pas été abordée lors de cette table ronde. En revanche à SXSW, Scott Havens, PDG du magazine The Atlantic a livré le constat que suite à la mise en ligne gratuite des articles de son mensuel « on a découvert que cela fait augmenter les abonnements du papier. Les lecteurs paient pour l’ensemble ». Il en conclue : « Les magazines ne vont pas disparaître ».

Camille

27.2.14

La question des films français réveille la guerre entre Canal + et les autres chaînes

La guerre est de nouveau déclarée entre la chaîne cryptée et TF1, France Télévisions et M6. Cette fois-ci le conflit porte sur les films français : Canal + accuse les chaînes historiques de « verrouiller » les droits des films français, empêchant ainsi D8 et D17 de les acheter. Elle a décidé de porter plainte devant l’Autorité de la concurrence selon BFM Business.




Les deux chaînes TNT de Canal +, D8 et D17, ont des quotas de diffusion de films français à respecter. Ces quotas sont difficiles à atteindre. En effet, lorsque les chaînes dites « historiques » pré-financent un film, elles achètent le droit de le diffuser en clair pour la première fois et souvent également un « droit prioritaire » ou un « droit de préemption » sur les diffusions suivantes, ce qui peut leur permettre de bloquer la vente à une chaîne concurrente. Ainsi, Canal + a constaté que « sur les 77 films diffusés sur une chaîne historique entre 2010 et 2011 et co-produits par cette chaîne et StudioCanal, 75 sont verrouillés via un droit de préemption ou une option prioritaire. » La question est donc problématique et l’Autorité de la concurrence arbitrera cette nouvelle bataille.