7.2.11

THE GOOD WIFE : le nouveau phénomène

Trompée, trahie, bafouée, humiliée, c'est le sort réservé à l'héroïne de cette nouvelle série qui déferle sur la France en cette nouvelle année. Alicia Florrick (Julianna Margulies, mais si, l’infirmière Carol Hathaway d’Urgences) doit faire face à plusieurs épreuves. Laver l’humiliation tout en restant, «good wife», aux côtés de son mari, Peter Florrick (Chris Noth, le Mr. Big de Sex and the City) ; reprendre son métier d’avocate après treize ans au foyer ; repartir de zéro et accepter la concurrence avec les jeunes loups de son cabinet ; supporter les regards de pitié, mépris ou méfiance, des gens qu’elle croise.
Phénomène d'abord perçu aux Etats-Unis, Julianna Margulies a reçu, pour ce rôle de femme pudique et écorchée, l’année dernière le Golden Globe de la meilleure actrice. Mais, pour scotcher toutes les semaines 13 millions d’Américains devant leur poste avec une série judiciaire classique, une bonne actrice ne suffit pas. C’est dans sa structure que la série est extrêmement habile. Produite par les frères Scott, Tony et Ridley, The Good Wife est une série de compromis.
Chaque épisode offre sa résolution d’intrigue : un cas défendu par Alicia au tribunal. En parallèle, les scénaristes développent une deuxième intrigue plus intime, plus intéressante aussi, sur l’intégralité de la saison, qui raconte les affaires du mari d’Alicia, l’évolution de leurs rapports, et leur vie familiale, à recomposer.

La vague The Good Wife sera-t-elle plus importante que celle de la série Desperate Hosewives ? À vous de juger.

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