6.5.09

La crise, la crise, la crise...


Grande leçon d'hypocrisie ou acte de rebellion... Laurence Ferrari, en introduction d'un sujet "événement" sur la crise dans son JT du 26 mars nous interpelle et se demande si les médias ne parlent pas trop de la crise...
C'est vrai que depuis le début de l'année, les sujets et émissions spéciales consacrés à la crise se multiplient. Tout y passe : les français témoignant de leur galère, les entreprises en pleine déconfiture, les réactions des politiques...
Alors je m'interroge. Doit-on passer notre temps à montrer les difficultés liées à la crise mondiale aussi régulièrement ou au contraire devrions-nous plutôt montrer tout autre chose pour divertir le français déprimé ?
Si la crise occupe aujourd'hui une grande partie de l'espace médiatique, on peut se demander ce dont parlaient les médias avant celle-ci ?
Parce que oui, c'est la crise. Oui, tout le monde est touché... Mais voilà, la vie continue et certains même, s'en sortent très bien. Pourquoi donc prendre le parti de la dépression collective quand, juste à côté de ces Renault, AIG ou encore Continental, il existe des initiatives et des entreprises qui redonnent le sourire.
Parlons donc de la fondatrice de Charlott' Lingerie qui a parcouru 1500 km à vélo pour recruter de nouvelles vendeuses à domicile ou encore du distributeur Sweet Elec dont les ventes de scooters électriques ne cessent de progresser, montrant ainsi que l'écologie est autant, si ce n'est plus, le sujet d'actualité prioritaire.
Alors ok, la crise nous préoccupe... est-ce une raison suffisante pour qu'elle occulte tous ceux qui font avancer les choses dans le bon sens ? Il est peut-être temps de relancer le Journal des Bonnes Nouvelles, produit par Michel Malaussena et Karl Zéro pour Canal + en 2003.